Entre 2024 et 2026, de nombreuses modifications ont été apportées à la taxonomie et aux relations phylogénétiques entre les espèces. Les études et les révisions, de plus en plus fondées sur la génétique, continuent d’apporter un éclairage nouveau sur la phylogénie végétale. Dans certains cas, ces révisions concernent des changements au sein d’un même genre, mais parfois elles bouleversent des familles entières. Ainsi, dans la famille des Combretaceae, qui comprend des espèces tropicales et subtropicales, le genre Anogeissus a été transféré au sein du genre Terminalia, et les textes et clés d’identification ont été révisés. La famille des Polygalaceae a également subi une modification importante : sur les six espèces précédemment classées dans Polygala, trois ont été transférées dans le genre Chamaebuxus, dont la plus grande et la plus ligneuse, désormais nommée Chamaebuxus balansae. Chez les Fabaceae, plusieurs modifications mineures et une modification majeure ont été apportées : toutes les espèces précédemment classées dans le genre Dorycnium ont été transférées dans le genre Lotus.
L’un des fondements de ces mises à jour taxonomiques, parmi d’autres, est l’analyse bibliographique réalisée par chaque auteur responsable des descriptions d’espèces pour l’ouvrage « Árboles y arbustos autóctonos del norte de África ». Cet ouvrage a été publié en espagnol, mais l’objectif est, si le financement est obtenu, de l’éditer dans d’autres langues.
Le site web a bénéficié de mises à jour et d’améliorations grâce notamment à de nouveaux contributeurs, tels que Gustave Gintzburger et Naser Alhasy, qui ont fourni de précieuses informations et, à ce jour, plus de 70 photographies de plantes libyennes. Certaines sont particulièrement importantes, comme celles d’Arbutus pavarii, une espèce endémique de Cyrénaïque, dont aucune image n’était disponible auparavant.
Parmi les mises à jour, il convient également de souligner l’un des aspects les plus complexes et importants de ce site web : la biogéographie. Ces deux dernières années, nous avons travaillé intensivement sur les cartes de répartition des espèces. Après un examen minutieux et l’intégration de nouvelles données, 146 cartes ont été corrigées, mises à jour et/ou rajoutées. Les cartes du site sont désormais beaucoup plus réalistes, mais elles ne peuvent pas encore être considérées comme définitives. À mesure que de nouvelles données sur les aires de répartition des espèces seront disponibles, les cartes continueront d’être actualisées afin de maintenir le site web aussi à jour que possible.



