{"id":47124,"date":"2026-04-10T18:14:53","date_gmt":"2026-04-10T18:14:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.northafricatrees.org\/?p=47124"},"modified":"2026-04-10T18:17:50","modified_gmt":"2026-04-10T18:17:50","slug":"la-disparition-des-forets-dafrique-du-nord","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.northafricatrees.org\/fr\/la-disparition-des-forets-dafrique-du-nord\/","title":{"rendered":"La disparition des for\u00eats d&rsquo;Afrique du Nord"},"content":{"rendered":"<p>Ce titre refl\u00e8te une r\u00e9alit\u00e9 dramatique d\u00e9nonc\u00e9e depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. De nombreuses publications, au cours des cent derni\u00e8res ann\u00e9es, ont alert\u00e9 sur la d\u00e9forestation massive qui frappe le Maroc, l&rsquo;Alg\u00e9rie, la Tunisie et la Libye. Les causes sont toujours humaines\u00a0: exploitation foresti\u00e8re non s\u00e9lective (pour la construction, mais aussi pour le chauffage domestique), extraction de tanins (qui a principalement touch\u00e9 les for\u00eats de ch\u00eanes-li\u00e8ges), extraction de goudron ou d\u2019huile (qui affecte le thuya et d&rsquo;autres esp\u00e8ces en raison des importantes quantit\u00e9s de bois de chauffage n\u00e9cessaires), production de charbon de bois, surp\u00e2turage (qui, outre la disparition de grandes quantit\u00e9s d&rsquo;arbustes et de jeunes arbres, ralentit ou emp\u00eache la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration de la v\u00e9g\u00e9tation), et d\u00e9frichement de for\u00eats plus ou moins denses, de maquis et de p\u00e2turages pour l&rsquo;agriculture. Depuis le milieu du XXe si\u00e8cle, une autre cause s&rsquo;est ajout\u00e9e\u00a0: l&rsquo;urbanisation et ses infrastructures.<\/p>\n<p>Les for\u00eats d&rsquo;Afrique du Nord constituent le meilleur rempart contre l&rsquo;avanc\u00e9e du Sahara vers le nord. Elles cr\u00e9ent des sols fertiles, de la fra\u00eecheur et de l&rsquo;humidit\u00e9, favorisent la biodiversit\u00e9 et stockent le carbone. Leur transpiration contribue aux pr\u00e9cipitations, essentielles \u00e0 la consommation humaine, \u00e0 l&rsquo;agriculture, \u00e0 l&rsquo;\u00e9levage, \u00e0 l&rsquo;industrie et \u00e0 d&rsquo;autres secteurs \u00e9conomiques.<\/p>\n<p>La conservation des for\u00eats devrait \u00eatre une priorit\u00e9 nationale dans les pays d&rsquo;Afrique du Nord. Malheureusement, cela n&rsquo;a pas toujours \u00e9t\u00e9 le cas, et les donn\u00e9es sont \u00e9loquentes. Un exemple de quelques pays est pr\u00e9sent\u00e9 ci-dessous, bas\u00e9 sur des estimations historiques de leur superficie foresti\u00e8re potentielle, compar\u00e9es aux donn\u00e9es des derniers inventaires forestiers nationaux (IFN) de chaque pays. Cela commence par le Maroc, pays poss\u00e9dant la plus grande diversit\u00e9 foresti\u00e8re.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter wp-image-47093\" src=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-1-Fra-300x170.jpg\" alt=\"\" width=\"850\" height=\"482\" srcset=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-1-Fra-300x170.jpg 300w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-1-Fra-1024x580.jpg 1024w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-1-Fra.jpg 1350w\" sizes=\"(max-width: 850px) 100vw, 850px\" \/><\/p>\n<p>Les donn\u00e9es du tableau 1 peuvent toutes \u00eatre nuanc\u00e9es, notamment celles concernant les surfaces potentielles donn\u00e9es par Emberger (1939) et Boudy (1948). Il est probable que la couverture foresti\u00e8re n&rsquo;a\u00a0 jamais \u00e9t\u00e9 aussi \u00e9tendue au Maroc au milieu de l&rsquo;Holoc\u00e8ne, mais elles fournissent n\u00e9anmoins une bonne approximation. Dans le cas du pin d&rsquo;Alep (<em>Pinus halepensis<\/em>), les pertes n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 plus importantes gr\u00e2ce aux plantations \u00e9tablies avec un succ\u00e8s variable depuis le milieu du XXe si\u00e8cle. Les surfaces indiqu\u00e9es pour chaque p\u00e9riode doivent \u00eatre comprises comme des zones de pr\u00e9sence de l&rsquo;esp\u00e8ce, qui ne sont pas toujours des for\u00eats. Souvent, les arbres sont tr\u00e8s espac\u00e9s, avec un couvert forestier inf\u00e9rieur \u00e0 20 %. Avec de telles densit\u00e9s et des sols souvent nus et compact\u00e9s, la survie de quelques arbres \u00e9pars ne suffit pas \u00e0 qualifier la zone de for\u00eat. Ainsi, malgr\u00e9 les pr\u00e8s de 4 millions d&rsquo;hectares de for\u00eat naturelle que le tableau sugg\u00e8re au Maroc, en r\u00e9alit\u00e9, seuls 1,1 million d&rsquo;hectares peuvent \u00eatre consid\u00e9r\u00e9s comme des for\u00eats indig\u00e8nes. Certaines publications r\u00e9centes font \u00e9tat de 9\u00a0630\u00a0000 hectares de for\u00eat, comprenant toutes les for\u00eats naturelles, plus ou moins denses, ainsi que les plantations et les steppes d\u2019alfa.<\/p>\n<p>Le tableau 1 n&rsquo;inclut pas les anciennes et vastes for\u00eats de Pistachier de l\u2019Atlas (<em>Pistacia atlantica<\/em>), aujourd&rsquo;hui disparues, ni les formations d&rsquo;acacias, jadis beaucoup plus denses, domin\u00e9es par des arbres du genre <em>Vachelia<\/em>, et d&rsquo;autres comme <em>Faidherbia albida<\/em>, <em>Maerua crassifolia<\/em> et <em>Balanites aegyptiaca<\/em>. Les formations riveraines et oasiennes, compos\u00e9es d&rsquo;arbres des genres <em>Populus<\/em>, <em>Fraxinus<\/em>, <em>Salix<\/em>, <em>Phoenix<\/em> ou <em>Tamarix<\/em>, ne sont pas non plus prises en compte. Cela signifie que la superficie foresti\u00e8re potentielle totale aurait pu atteindre environ 25 millions d&rsquo;hectares au milieu de l&rsquo;Holoc\u00e8ne. Depuis lors, les populations locales et les civilisations successives qui se sont install\u00e9es dans le pays jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours ont probablement d\u00e9frich\u00e9 24 millions d&rsquo;hectares de for\u00eats plus ou moins denses.<\/p>\n<p>En Alg\u00e9rie, l&rsquo;\u00e9volution du couvert forestier suit une trajectoire similaire \u00e0 celle du Maroc. Le tableau 2 pr\u00e9sente les pertes des principaux types de for\u00eats. Concernant le pin d&rsquo;Alep (Pinus halepensis), les pertes n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 plus importantes en raison des plantations r\u00e9alis\u00e9es avec un succ\u00e8s variable depuis le milieu du XXe si\u00e8cle. Ces plantations n&rsquo;ont pas \u00e9t\u00e9 prises en compte dans le calcul du pourcentage moyen.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" class=\"aligncenter wp-image-47102\" src=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-2-Fra-300x180.jpg\" alt=\"\" width=\"550\" height=\"330\" srcset=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-2-Fra-300x180.jpg 300w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-2-Fra.jpg 882w\" sizes=\"(max-width: 550px) 100vw, 550px\" \/><\/p>\n<p>Comme dans le tableau pr\u00e9c\u00e9dent, celui-ci omet \u00e9galement certains types de for\u00eats (celles form\u00e9es par <em>Abies numidica<\/em>, <em>Juniperus thurifera<\/em>, <em>Quercus faginea<\/em>, <em>Q. canariensis<\/em>, les for\u00eats riveraines, les for\u00eats et les savanes d&rsquo;acacias, etc.). En tenant compte de ces exclusions, la superficie foresti\u00e8re totale perdue peut \u00eatre estim\u00e9e \u00e0 au moins 5\u00a0000\u00a0000 d&rsquo;hectares.<\/p>\n<p>Les donn\u00e9es provenant de Tunisie, de Libye et d&rsquo;\u00c9gypte pr\u00e9sentent des tendances similaires. En Tunisie, on estime qu&rsquo;il y a environ 2000 ans, la superficie foresti\u00e8re \u00e9tait d&rsquo;environ 3 millions d&rsquo;hectares. Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, cette superficie s&rsquo;\u00e9levait \u00e0 1.250.000 hectares (ce qui repr\u00e9sentait encore une surface consid\u00e9rable). Cependant, apr\u00e8s les importants d\u00e9frichements du XXe si\u00e8cle, il ne reste plus qu&rsquo;environ 368.000 hectares de for\u00eat naturelle (II IFN, 2010).<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00c9gypte ne poss\u00e8de pas de for\u00eats, mais dans l&rsquo;Antiquit\u00e9, une grande partie de ce qui est aujourd&rsquo;hui d\u00e9sert \u00e9tait recouverte de vastes savanes, parfois si denses qu&rsquo;elles pouvaient \u00eatre consid\u00e9r\u00e9es comme des for\u00eats, ainsi que de vastes et luxuriantes for\u00eats riveraines le long du Nil et dans presque tout le delta. Aujourd&rsquo;hui, les donn\u00e9es sur l&rsquo;\u00e9tat de conservation de ces arbres indig\u00e8nes, autrefois abondants, sont alarmantes. Sur les 52 esp\u00e8ces indig\u00e8nes pr\u00e9sentes dans le pays, 31 ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9es comme menac\u00e9es par Shalthout et Bedair (2022), selon les crit\u00e8res de l&rsquo;UICN. Parmi celles-ci, 10 sont en danger critique d&rsquo;extinction, 16 sont menac\u00e9es et 5 sont vuln\u00e9rables.<\/p>\n<p>Les autres pays m\u00e9diterran\u00e9ens ont \u00e9galement connu des processus de d\u00e9forestation similaires, mais en Europe, la d\u00e9forestation \u00e0 grande \u00e9chelle a pris fin il y a environ 60 ans. Depuis, la superficie foresti\u00e8re n&rsquo;a cess\u00e9 d&rsquo;augmenter, gr\u00e2ce \u00e0 la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration des for\u00eats naturelles (due \u00e0 l&rsquo;abandon des terres rurales) et \u00e0 des projets de reboisement successifs. En Espagne, la superficie foresti\u00e8re a augment\u00e9 de plus de 50 % et les esp\u00e8ces foresti\u00e8res (faune et flore) qui \u00e9taient au bord de l&rsquo;extinction, se r\u00e9tablissent. Mais ce ph\u00e9nom\u00e8ne n&rsquo;est pas uniquement d\u00fb \u00e0 l&rsquo;abandon des terres et \u00e0 la gestion foresti\u00e8re\u00a0; l&rsquo;Espagne, la France, l&rsquo;Italie ou la Gr\u00e8ce re\u00e7oivent en moyenne plus de pluie que les pays du Maghreb. Cela implique, entre autres avantages, une r\u00e9cup\u00e9ration plus rapide et plus efficace apr\u00e8s les incendies de for\u00eat. Par cons\u00e9quent, dans les pays d&rsquo;Afrique du Nord, plus arides, les mesures de conservation des for\u00eats naturelles restantes doivent \u00eatre renforc\u00e9es, car ce qui est perdu peut souvent l&rsquo;\u00eatre \u00e0 jamais.<\/p>\n<p>En Afrique du Nord, comme partout ailleurs dans le monde, les ressources sont limit\u00e9es. Cependant, dans les zones fortement menac\u00e9es de d\u00e9sertification, le probl\u00e8me est particuli\u00e8rement aigu, notamment en raison de l&rsquo;explosion d\u00e9mographique consid\u00e9rable qu&rsquo;a connue la r\u00e9gion depuis le milieu du XXe si\u00e8cle. La population des cinq pays m\u00e9diterran\u00e9ens d&rsquo;Afrique du Nord est pass\u00e9e d&rsquo;environ 50 millions d&rsquo;habitants en 1955 \u00e0 pr\u00e8s de 225 millions en 2026 (Worldometer, 2026). Autrement dit, elle a plus que quadrupl\u00e9 en seulement 70 ans. Cette croissance d\u00e9mographique engendre un besoin croissant de terres agricoles et une intensification des pratiques agricoles. Par cons\u00e9quent, la d\u00e9forestation et l&rsquo;agriculture intensive entra\u00eenent souvent une diminution de la fertilit\u00e9 des sols et des ressources en eau, ce qui est particuli\u00e8rement probl\u00e9matique compte tenu de l&rsquo;augmentation consid\u00e9rable de la population.<\/p>\n<p>Suite au d\u00e9frichement des terres \u00e0 des fins agricoles, le surp\u00e2turage a toujours constitu\u00e9 le principal probl\u00e8me environnemental de la r\u00e9gion (consommation excessive de v\u00e9g\u00e9tation, disparition de la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration, compaction des sols, d\u00e9sertification accrue). Or, loin de minimiser ce probl\u00e8me majeur et persistant, les troupeaux continuent de cro\u00eetre, doublant m\u00eame en seulement 20 ans. Le tableau 3 en donne un exemple, applicable plus ou moins \u00e0 de nombreuses autres r\u00e9gions d&rsquo;Afrique du Nord.<\/p>\n<div id=\"attachment_47111\" style=\"width: 610px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-47111\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-47111\" src=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-3-Fra-300x102.jpg\" alt=\"\" width=\"600\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-3-Fra-300x102.jpg 300w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Tabla-3-Fra.jpg 977w\" sizes=\"(max-width: 600px) 100vw, 600px\" \/><p id=\"caption-attachment-47111\" class=\"wp-caption-text\">D.P.S.B de Naama, 2000 a 2020. Monographies de la wilaya de N\u00e2ama.<\/p><\/div>\n<p>Face \u00e0 la d\u00e9sertification g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, le reboisement est l&rsquo;une des solutions envisag\u00e9es. De nombreux plans et programmes ont \u00e9t\u00e9 mis en \u0153uvre ces derni\u00e8res d\u00e9cennies, notamment la vaste Barri\u00e8re Verte du Sahara en Alg\u00e9rie. Cependant, le succ\u00e8s de ces plantations est relatif pour plusieurs raisons. De plus, les esp\u00e8ces choisies ne sont pas toujours les plus adapt\u00e9es, comme en t\u00e9moigne l&rsquo;exemple de la for\u00eat de La Mamora au Maroc. Cette spectaculaire for\u00eat de ch\u00eanes-li\u00e8ges, qui s&rsquo;\u00e9tendait initialement sur 300.000 hectares, a vu sa superficie r\u00e9duite \u00e0 environ 131.000 hectares aujourd&rsquo;hui. Or, plus de la moiti\u00e9 de cette surface a \u00e9t\u00e9 plant\u00e9e d&rsquo;eucalyptus et une autre partie a \u00e9t\u00e9 d\u00e9bois\u00e9e, ne laissant subsister qu&rsquo;environ 50.000 hectares de cette pr\u00e9cieuse for\u00eat de ch\u00eanes-li\u00e8ges.<\/p>\n<p>La disparition des for\u00eats, dernier rempart contre la d\u00e9sertification g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e, suscite une inqui\u00e9tude constante. Depuis toujours, des individus et des administrations s&rsquo;efforcent d&rsquo;enrayer la d\u00e9forestation par la voie l\u00e9gislative. R\u00e9cemment, au Maroc, le Conseil \u00e9conomique, social et environnemental (CESE) a men\u00e9 en 2022 une enqu\u00eate sur les r\u00e9seaux sociaux concernant l&rsquo;\u00e9tat des for\u00eats du pays, via sa plateforme \u00ab\u00a0Oucheriko\u00a0\u00bb. Pr\u00e8s de 100.000 personnes y ont particip\u00e9 en un mois seulement, un succ\u00e8s retentissant. 84\u00a0% des r\u00e9pondants se sont dits pr\u00e9occup\u00e9s par le mauvais \u00e9tat des for\u00eats.<\/p>\n<p>Achbah <em>et al<\/em>. (2025) ont analys\u00e9 le cadre juridique marocain en mati\u00e8re de politique foresti\u00e8re, des r\u00e9glementations traditionnelles et des droits d&rsquo;usage jusqu&rsquo;aux enjeux du XXIe si\u00e8cle. Leur \u00e9tude met en \u00e9vidence l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et la pr\u00e9occupation constants pour la conservation des for\u00eats, mais la r\u00e9alit\u00e9 est tout autre : la d\u00e9forestation se poursuit.<\/p>\n<p>Selon les donn\u00e9es du CESE (2022) pr\u00e9sent\u00e9es dans son rapport \u00ab \u00c9cosyst\u00e8mes forestiers du Maroc \u00bb, la d\u00e9gradation des for\u00eats se poursuit au rythme de 17.000 hectares par an.<\/p>\n<p>Les efforts l\u00e9gislatifs majeurs les plus r\u00e9cents (et louables) visant \u00e0 freiner la d\u00e9gradation des for\u00eats et la d\u00e9sertification au Maroc datent de 2020. Le roi Mohammed VI a pr\u00e9sent\u00e9 la strat\u00e9gie \u00ab For\u00eats du Maroc 2020-2030 \u00bb, mise en \u0153uvre par l&rsquo;Agence nationale des eaux et des for\u00eats (ANEF), cr\u00e9\u00e9e en 2020. L&rsquo;objectif est de mettre en place un secteur forestier moderne, productif et r\u00e9silient.<\/p>\n<p>Il est temps que tous les pays entreprennent un effort titanesque pour restaurer les superficies foresti\u00e8res, de pr\u00e9f\u00e9rence les for\u00eats indig\u00e8nes, et enrayer la progression de la d\u00e9sertification. Ce ne sera ni facile, ni rapide ; il sera peut-\u00eatre m\u00eame trop tard si le changement climatique, \u00e9galement caus\u00e9 par l&rsquo;homme, n&rsquo;est pas invers\u00e9, ou du moins ralenti.<\/p>\n<p>Sept ann\u00e9es de s\u00e9cheresse (2019-2025) ont fait \u00e9chouer de nombreuses tentatives de restauration foresti\u00e8re (r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration naturelle et plantations), et ont ruin\u00e9 des pans entiers de la population d\u00e9pendant de l&rsquo;agriculture et de l&rsquo;\u00e9levage. Les for\u00eats s&rsquo;effondrent ; des milliers d&rsquo;hectares disparaissent, \u200b\u200bla superficie exacte reste encore ind\u00e9termin\u00e9e, mais la tendance s&rsquo;accentue et s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re.<\/p>\n<div id=\"attachment_47081\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-47081\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-47081 size-large\" src=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-Tetraclinis-Essauira.-Helios-Sainz-1024x459.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"459\" srcset=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-Tetraclinis-Essauira.-Helios-Sainz-1024x459.jpg 1024w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-Tetraclinis-Essauira.-Helios-Sainz-300x135.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><p id=\"caption-attachment-47081\" class=\"wp-caption-text\">En f\u00e9vrier 2025, voici \u00e0 quoi ressemblait une grande partie de la for\u00eat de thuyas au sud-est d&rsquo;Essaouira. Outre la quasi-disparition du feuillage due \u00e0 six ann\u00e9es de s\u00e9cheresse, on remarque le sol nu et compact\u00e9 par le surp\u00e2turage. Les thuyas sont bien adapt\u00e9s \u00e0 la s\u00e9cheresse et au p\u00e2turage, mais lorsque ces deux facteurs deviennent excessifs, nombre d&rsquo;entre eux finissent par mourir. L&rsquo;effondrement des for\u00eats d&rsquo;Afrique du Nord sera une nouvelle trag\u00e9die engendr\u00e9e par le changement climatique. Photo : Helios Sainz.<\/p><\/div>\n<p>La s\u00e9cheresse a beau avoir pris fin d\u00e9but 2026, cette joie a \u00e9t\u00e9 tragiquement assombrie. La fin de la s\u00e9cheresse a \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e d&rsquo;inondations historiques qui, outre des dizaines de morts, ont d\u00e9plac\u00e9 pr\u00e8s de 200.000 personnes dans le Maghreb et d&rsquo;autres pays d&rsquo;Europe occidentale. La situation a \u00e9t\u00e9 encore plus grave au sud. Au Sahel, des pluies torrentielles ont caus\u00e9 au moins 500 d\u00e9c\u00e8s et affect\u00e9 plus de 2 millions de personnes. Selon toutes les pr\u00e9visions du Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019\u00e9volution du climat (GIEC), ce type d&rsquo;inondations majeures deviendra de plus en plus fr\u00e9quent avec le r\u00e9chauffement des oc\u00e9ans. Des vagues de chaleur intenses et prolong\u00e9es, d\u00e9passant les 45\u00a0\u00b0C, sont le reflet du changement climatique qui provoque d\u00e9j\u00e0 des catastrophes environnementales majeures en Afrique du Nord. Les s\u00e9cheresses seront plus longues et plus intenses, et lorsque la pluie arrivera, elle risque d&rsquo;\u00eatre torrentielle et d\u00e9vastatrice.<\/p>\n<div id=\"attachment_47078\" style=\"width: 1034px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img aria-describedby=\"caption-attachment-47078\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-47078 size-large\" src=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-arganes-Essauira.-Helios-Sainz-1024x769.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"769\" srcset=\"https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-arganes-Essauira.-Helios-Sainz-1024x769.jpg 1024w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-arganes-Essauira.-Helios-Sainz-300x225.jpg 300w, https:\/\/www.northafricatrees.org\/wp-content\/uploads\/2026\/04\/Bosques-secos-arganes-Essauira.-Helios-Sainz.jpg 1135w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><p id=\"caption-attachment-47078\" class=\"wp-caption-text\">Tout pr\u00e8s de la zone montr\u00e9e sur la photo pr\u00e9c\u00e9dente, au sud-est d&rsquo;Essaouira, voici \u00e0 quoi ressemblaient certaines for\u00eats d&rsquo;arganiers en f\u00e9vrier 2025. Les arbres \u00e9taient \u00e9galement dess\u00e9ch\u00e9s en raison d&rsquo;un d\u00e9ficit hydrique important caus\u00e9 par la s\u00e9cheresse de 2019-2025, aggrav\u00e9 par le compactage des sols d\u00fb au surp\u00e2turage. Le d\u00e9p\u00e9rissement des for\u00eats, de plus en plus fr\u00e9quent dans tous les pays m\u00e9diterran\u00e9ens, est particuli\u00e8rement grave lorsqu&rsquo;il touche les for\u00eats monosp\u00e9cifiques. Photo : Helios Sainz.<\/p><\/div>\n<p>Les mod\u00e8les traditionnels de restauration foresti\u00e8re sont d\u00e9sormais inefficaces\u00a0; leur application ne ferait qu\u2019engendrer des \u00e9checs successifs. <strong>La priorit\u00e9 est de prot\u00e9ger les derni\u00e8res for\u00eats indig\u00e8nes, v\u00e9ritables tr\u00e9sors<\/strong>, en interdisant ou en minimisant toutes les activit\u00e9s extractives et le p\u00e2turage dans ces zones afin de favoriser la r\u00e9g\u00e9n\u00e9ration des sols, de la flore et de la faune. Interdire et faire respecter ces mesures est une t\u00e2che ingrate pour un dirigeant, mais dans ce cas pr\u00e9cis, elle pourrait s\u2019av\u00e9rer vitale pour de nombreux pays arides. L\u2019\u00e9levage, bien entendu, devrait \u00eatre autoris\u00e9, principalement sur les meilleures terres agricoles. <strong>L\u2019agriculture r\u00e9g\u00e9n\u00e9ratrice et le p\u00e2turage tournant<\/strong>, \u00e0 d\u00e9velopper dans ce contexte, pourraient constituer la seule solution durable pour le secteur agricole.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 les succ\u00e8s comme les \u00e9checs, nous tirons de pr\u00e9cieux enseignements sur le reboisement en ces temps incertains. Si la priorit\u00e9 demeure la protection des for\u00eats naturelles restantes, le reboisement doit imp\u00e9rativement privil\u00e9gier les essences indig\u00e8nes, la collaboration des populations locales et tenir compte des tendances climatiques. Ces changements s&rsquo;acc\u00e9l\u00e8rent, d\u00e9passant m\u00eame les pr\u00e9visions des mod\u00e8les, et exigent des d\u00e9cisions rapides et efficaces.<\/p>\n<p>Dans les d\u00e9cennies \u00e0 venir, il faudra accepter la disparition de millions d&rsquo;arbres et d&rsquo;arbustes indig\u00e8nes dans leurs zones naturelles actuelles en Afrique du Nord en raison de la raret\u00e9 de l&rsquo;eau. Cependant, une gestion appropri\u00e9e permettra d&rsquo;\u00e9viter la disparition des for\u00eats. Les esp\u00e8ces migreront progressivement vers des zones plus favorables, \u00e0 des latitudes et des altitudes plus \u00e9lev\u00e9es, et l&rsquo;espace qu&rsquo;elles lib\u00e9reront pourra \u00eatre occup\u00e9 par d&rsquo;autres esp\u00e8ces moins exigeantes en eau. Les for\u00eats de sapins et de c\u00e8dres pourraient \u00eatre progressivement remplac\u00e9es, en grande partie, par des for\u00eats de ch\u00eanes caducifoli\u00e9s. Ces derni\u00e8res pourraient \u00eatre remplac\u00e9es par des for\u00eats de ch\u00eanes verts, elles m\u00eame remplac\u00e9es par des oliveraies sauvages. Les trois esp\u00e8ces de pins seront redistribu\u00e9es en fonction de leur capacit\u00e9 \u00e0 coloniser de nouveaux territoires. L\u00e0 o\u00f9 ni l&rsquo;olivier sauvage, ni le pin, ni le thuya ne peuvent survivre, l&rsquo;arganier et le pistachier de l\u2019atlas prendront leur place, et les zones occup\u00e9es par ces derniers, lorsqu&rsquo;il survit difficilement en raison des s\u00e9cheresses intenses et prolong\u00e9es, pourraient \u00eatre domin\u00e9es par les acacias. Ainsi, les for\u00eats naturelles, malgr\u00e9 de nombreuses modifications de leur composition et de leur structure, pourront se maintenir, offrant aux pays d&rsquo;Afrique du Nord tous leurs bienfaits.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Achbah, M., Khattabi, A. &amp; Boumaaza, T. (2025). \u00c9volution de la politique foresti\u00e8re au Maroc : vers une gestion durable et participative des ressources foresti\u00e8res. Rev. For. Fr., 76, 3-2025: 217-241.<\/p>\n<p>Boudy P. (1948-1958). Economie foresti\u00e8re nord-africaine. Larose. Paris. 4 Vols.<\/p>\n<p>Emberger L. (1939). Aper\u00e7u g\u00e9n\u00e9ral sur la v\u00e9g\u00e9tation du Maroc. Commentaire de la carte phytog\u00e9ographique du Maroc 1:1 500 000. Ver\u00f6ft. Geobot. Ist. R\u00fcbel. Z\u00fcrich 14: 40-157.<\/p>\n<p>IFN (Inventaire forestier national) du Maroc. \u00c9tabli en 1996 \u00e0 partir d&rsquo;images satellites de 1988, il a fait l&rsquo;objet de r\u00e9visions et d&rsquo;am\u00e9liorations partielles ult\u00e9rieures.<\/p>\n<p>Metro A. (1958) F\u00f4rets. Carte forestiere in Atlas du Maroc. sect. VI. Biog\u00e9ogr. planche 19a et notice. Rabat. 157 pp.<\/p>\n<p>Shaltout, K. &amp; Bedair, H. (2022). Diversity, distribution and regional conservation status of the Egyptian tree flora. Afr. J. Ecol. 2022; 00:1-29.<\/p>\n<p>Worldometer (2026). Population mondiale. \u00c9labor\u00e9e \u00e0 partir de donn\u00e9es et de mod\u00e8les bas\u00e9s sur des informations fournies par les Nations Unies, D\u00e9partement des affaires \u00e9conomiques et sociales, Division de la population. https:\/\/www.worldometers.info\/es\/poblacion-mundial\/poblacion-(pa\u00eds).<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ce titre refl\u00e8te une r\u00e9alit\u00e9 dramatique d\u00e9nonc\u00e9e depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. De nombreuses publications, au cours des cent derni\u00e8res ann\u00e9es, ont alert\u00e9 sur la d\u00e9forestation massive qui frappe le Maroc, l&rsquo;Alg\u00e9rie, la Tunisie et la Libye. 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